21.12
20 mars 2026
CRIS D’ALARME EN PROVENANCE DE NOTRE PAYS VOISIN, LE LIBAN !
Numéro d’enregistrement : 26t167201d
REPAS CHAUDS QUOTIDIENS ET KITS D’URGENCE
POUR LA POPULATION VULNÉRABLE AU LIBAN
AIDEZ-NOUS À AIDER LES LIBANAIS DANS LE BESOIN
Depuis les attaques israéliennes contre le Liban, notre Association Son of Man — l’organisation humanitaire du monastère au Liban — s’est mobilisée, avec de nombreux bénévoles, pour apporter une aide urgente à une partie des 1,2 million de personnes déplacées par la guerre.
La tragédie
Le Sud du Liban est en flammes et souffre de la violence.
Les banlieues sud de Beyrouth sont dévastées, obligeant la population à fuir pour sauver sa vie.
Deplacés…
Des familles entières …
Ils cherchent refuge dans des écoles ou dans des maisons privées …
PROJET DE DISTRIBUTION DE REPAS
L’entrepôt et la cuisine fournissent gratuitement de la nourriture aux plus démunis.
Qui veut aider financièrement
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Herman Maes, Abdijlaan 16, B-2400 MOL-POSTEL
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1. Méditation: Sur la crise de l’Église
Un nouveau livre, consacré à la crise de l’Église, vient de paraître. Il mérite d’être présenté et offre un éclairage pertinent sur les dangers qui menacent la vie ecclésiale de notre époque.
L’ouvrage évoque le « cheval de Troie » (1). Cette image est tirée de la mythologie grecque et de la guerre de Troie. Les Grecs offrirent aux Troyens un gigantesque cheval de bois. Ces derniers durent démolir une partie de leurs murailles pour pouvoir l’accueillir. Or, ce cheval était rempli de soldats grecs qui, à leur tour, abattirent le reste des défenses pour permettre à leurs camarades, cachés à l’extérieur, de pénétrer dans la cité et de conquérir ensemble. Ce symbole représente des forces hostiles involontairement entraînées dans leur propre chute.
L’auteur est un prêtre qui, pour se protéger, utilise le mystérieux pseudonyme d’Énoch, en référence à l’homme pieux de la Genèse (chapitre 5) qui « marchait avec Dieu ». Enoch est également l’auteur du célèbre Livre d’ Enoch, un apocryphe juif qui relate la rébellion des anges menée par Satan. Ce faisant, il souhaite également souligner la dimension prophétique et apocalyptique de son livre.
L’ouvrage est préfacé par le cardinal allemand Gerhard Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la Foi et participant aux deux synodes sur la synodalité (2023-2024). Selon lui, ces synodes n’étaient pas guidés par l’Esprit de Dieu, mais constituaient un processus manipulé « pour atteindre les objectifs des responsables de leur fonctionnement ». En résumé, il met en garde contre les dangers de l’Église synodale et encourage les efforts du Père Enoch.
En guise d’addendum, ce dernier relate l’entrée scandaleuse de centaines de catholiques LGBTQ+, qui ont franchi la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre le samedi 6 septembre 2025, dans le cadre des célébrations du Jubilé, afin de souligner « l’inclusivité » des temps “moderne” de « l’église du pape François ».
Avec une grande clarté et beaucoup d’amour, l’auteur expose ses idées, qu’il étaye abondamment. Ce livre procure un sentiment de sécurité face à l’esprit de synodalité, souvent empreint d’ambiguïté, de confusion et d’erreurs flagrantes.
Il explique que cette Église synodale poursuit deux objectifs. Le premier est de substituer la structure hiérarchique actuelle de l’Église en un modèle démocratique. Le pape et la hiérarchie doivent se trouver à la base de cette structure, où ils écoutent, guident et servent. Les documents synodaux font constamment référence à ce « modèle de pyramide inversée », tel qu’établisse le pape François lui-même.
La réponse du père Enoch est très claire : « Notre Seigneur a personnellement donné à ses apôtres et à leurs successeurs l’autorité d’enseigner, de gouverner et de sanctifier les fidèles, tout le peuple de Dieu. La structure que Jésus a établie pour son Église est hiérarchique, et dans cet ordre institué par Dieu, l’évêque, en tant que pasteur de son diocèse, ne “suit” pas son troupeau ; de plus, son autorité ne “dépend” pas de l’“écoute” et de l’“apprentissage” auprès de ceux qui sont sous sa responsabilité ».
Le second objectif de l’Église synodale est de modifier l’ordre moral en « plaçant la conscience individuelle (subjective) au-dessus de la loi morale objective ». Cette révolution vise avant tout à normaliser les relations homosexuelles et à saper le rapport traditionnel homme-femme au sein du mariage et les valeurs familiales classiques. Les valeurs immuables que le Créateur a établies pour le bonheur de l’humanité et de la société doivent céder le pas aux désirs individuels.
L’auteur parle alors d’une « protestantisassion » de l’Église catholique : « Les évêques, selon les diocèses, les conférences épiscopales, les régions ou les continents, formuleront sans aucun doute des doctrines différentes concernant la famille, le mariage, la chasteté, les inclinations et les pratiques homosexuelles ». De ce fait, chacun peut tracer sa propre voie, marginalisant ainsi l’enseignement ecclésiastique.
Ceci compromet la vie morale telle qu’enseignée par les Saintes Écritures et le magistère bimillénaire de l’Église. En particulier, cela favorise l’agenda « pro-LGBTQ+ » au sein de l’Église. Les recommandations et décisions synodales seront finalisées lors d’une réunion de clôture en octobre 2028. Il est donc urgent que les catholiques se lèvent et demandent le retour à la fidélité envers Jésus-Christ, son Évangile et son Église.
L’auteur appelle à la confiance. Bien que des forces mystérieuses et sinistres soient déjà à l’œuvre au sein de l’Église, il nous invite à placer notre confiance dans le Cœur Immaculé de Marie et le Sacré-Cœur de Jésus. Ils triompheront finalement dans la bataille acharnée qui ne manquera pas d’éclater.
Enfin, l’auteur fait référence à un ouvrage remarquable, déjà paru, sur ce sujet : Le processus synodal est une boîte de Pandore (2). Cette image provient également de la mythologie grecque et représente la première femme qui, par curiosité, n’écouta pas le propriétaire, ouvrit le vase (une boîte) d’où sortirent tous les maux, les maladies et la misère qui s’abattent sur le monde. Elle referma précipitamment le vase ; il ne resta plus que “l’espoir”. Ce livre, initialement publié en espagnol, a été traduit en de nombreuses langues. Dans sa préface, le cardinal américain Raymond Leo Burke écrit : « Synode et synodal sont devenus des slogans. Derrière cela se cache une révolution qui œuvre à une transformation radicale de la conception que l’Église a d’elle-même, en accord avec une idéologie actuelle qui renie une grande partie de ce qu’elle a toujours appris et vécu ».
En Flandre, une grande partie de l’élite catholique, de concert avec la hiérarchie ecclésiastique, s’est impliquée dans le processus synodal. Un ouvrage a été publié à ce sujet, proposant une rétrospective et quelques perspectives (3). Il est frappant de constater que certaines réflexions critiques et les problèmes fondamentaux susmentionnés ne sont absolument pas abordés. Si de nombreux catholiques adhéraient à ce mouvement, nous pourrions faire face à une crise semblable à celle de l’arianisme au IVe siècle. Nombre d’évêques étaient des ariens hérétiques, et des responsables ecclésiastiques fidèles furent exilés.
Les dangers sont manifestes, la fidélité est un impératif. Prions pour que l’Église, comme elle l’a toujours fait à travers l’histoire, puisse se relever de cette crise avec une force renouvelée.
(1) Père ENOCH, The Trojan Horse in the Catholic Church (Le cheval de Troie dans l’Église catholique : Synode sur la synodalité : la tentative d’inversion de la hiérarchie et de l’ordre moral de l’Épouse du Christ), Catholics for catholics, 2025.
(2) José Antonio URETA et Julio Loredo de IZCUE, El proceso sinodal : una caja de Pandora.100 preguntas y 100 respuestas, 2023.
(3) Kristin COLBERG et Jos MOONS, De toekomst van synodaliteit. Hoe Verder, (l’Avenir de la synodalité. Comment réaliser ?), Otheo, 2025
2. Église et Monde
Résistance courageuse de l’abbé norbertin Rudolf Anzelm Fejes de l’abbaye roumaine d’Oradea, soutenu par un grand nombre de fidèles. Le 29 janvier 2026, un tribunal roumain a ordonné l’expulsion de l’Abbé de l’abbaye vieille de 900 ans. Le gouvernement souhaite s’emparer de l’abbaye et de ses terrains, soi-disant pour restaurer les bâtiments. Apparemment, les francs-maçons roumains cherchent à prendre le pouvoir. Or, selon la loi roumaine, les monastères ne peuvent être transférés à l’État. Le père abbé devait quitter l’abbaye le 23 février à 10 h. L’abbé a célébré l’Eucharistie et a attendu devant l’église, entouré d’un grand nombre de fidèles et de journalistes. Le froid était glacial et une pluie torrentielle s’est abattue. Un groupe de policiers est resté face à la foule de fidèles pendant trois heures. Finalement, l’huissier a abandonné et est parti, et les policiers se sont dispersés. Les fidèles sont partis en déclarant: « Nous serons de retour la prochaine fois. » L’abbaye d’Oradea a fondé l’abbaye de Czorna. Durant l’occupation communiste, cette dernière s’est réfugiée à Orange (Californie, États-Unis). L’abbé lance aujourd’hui un appel à l’aide aux États-Unis et à la communauté internationale : https://lesalonbeige.fr/roumanie-un-pretre-resiste-a-la-spoliation-de-son-abbaye/; https://lesalonbeige.fr/roumanie-une-decision-de-justice-ordonne-lexpulsion-dun-pere-abbe-de-son-abbaye/
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« Construire des ponts exige des sacrifices », affirme l’évêque d’Anvers, Johan Bonny, dans son nouvel ouvrage « Bisschop op de brug » (L’évêque sur le pont), publié chez Manteau en 2026. Le livre paraîtra fin mars 2026. Nous n’avons pour l’instant pu lire qu’une introduction générale et quelques citations. Après une lecture approfondie, nous reviendrons sur ce sujet au moment opportun.
Il semble que l’évêque souhaite encourager un dialogue constructif avec la culture occidentale, dans une perspective de foi. Il ne veut pas se comporter comme une figure austère se contentant de critiquer la société actuelle. C’est un homme du peuple, soucieux des préoccupations de ses fidèles, ce qui est tout à son honneur. Cette attitude est d’ailleurs partagée par de nombreux responsables religieux de notre époque. Par ailleurs, il est un fervent défenseur du processus synodal, dont il apprécie particulièrement l’évolution en Allemagne.
Cependant, cette jovialité et cette ouverture à la culture occidentale actuelle relèvent d’une grande naïveté. Comment, en tant qu’être humain et chrétien, peut-on y rester attaché alors que l’élite qui la définit vit dans un monde d’horreur satanique, dont les documents Epstein n’ont fait qu’effleurer la surface ? Le sacrifice d’enfants était autrefois considéré comme le fantasme d’esprits malades. Or, il s’avère que la réalité du monde de notre élite, qui est notre culture occidentale, est encore pire !
L’évêque fait référence à Jésus, « qui était accueilli partout ». Cependant, cette vision est très partiale. De sa ville natale de Nazareth, Jésus fut chassé par les siens ; à Gadara, on le supplia de quitter leur région ; et finalement, à Jérusalem, la foule criera : « Crucifiez-le !» Non, Jésus n’est pas l’homme du peuple universellement célébré. Il n’est pas venu pour une fête de paix brahmane. Il est venu amener les gens à un jugement qui diviserait la société entière : pour ou contre Lui. Il est venu être une pierre d’achoppement, un scandale. C’est un concept central du Nouveau Testament, pourtant totalement oublié par la plupart des commentateurs.
Jésus a dit : « Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; au contraire, je suis venu semer la division entre le père et le fils, entre la mère et la fille, entre la belle-mère et la belle-fille. Le pire ennemi d’un homme, ce sont les membres de sa propre famille » (Matthieu 10, 34-36).
Certes, construire des ponts exige des sacrifices, mais cela exige avant tout des piliers solides.
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Un élan d’évangélisation catholique courageux et créatif en réponse aux attaques inacceptables et antichrétiennes. Le pasteur américain Doug Wilson, cofondateur des Églises évangéliques réformées (CREC) et fervent sioniste, a déclaré publiquement que les catholiques peuvent avoir des églises et sonner les cloches, mais qu’ils ne peuvent organiser de processions eucharistiques ou mariales publiques. Il qualifie ces pratiques d’idolâtrie. Doug Wilson est également conseiller de Pete Hegseth, ministre de la Guerre des États-Unis. En réaction, l’archidiocèse de Portland (Oregon, États-Unis) a appelé à une célébration massive de la fête du Saint-Sacrement le samedi 6 juin 2026, avec une procession eucharistique dans toutes les villes et paroisses (https://lesalonbeige.fr/face-aux-accusations-didolatrie-dun-protestant-un-diocese-catholique-appelle-a-organiser-massivement-des-processions/) .
Ce n’est pas le seul signe anticatholique émanant de la Maison Blanche. Carrie Prejean Boller était le seul membre catholique du Comité sur la liberté religieuse. Elle a défendu sans équivoque le mariage catholique et affirmé que le sionisme est incompatible avec la foi chrétienne. Elle a depuis été limogée. « La seule femme catholique qui s’est opposée au sionisme a été limogée à l’approche de la guerre contre l’Iran » (https://lesalonbeige.fr/la-maison-blanche-retire-la-catholique-carrie-prejean-boller-de-la-commission-sur-la-liberte-religieuse/).
Enfin, dans une vidéo de Life Site (16 minutes), John-Henri Westen a apporté une réponse pertinente et passionnée aux propos anti-chrétiens de Doug Wilson, en s’appuyant sur la perspective de la royauté du Christ :
3. Nouvelles de la communauté
La pompe censée alimenter le terrain en eau (puits creusé à plus de 1 000 mètres, dont l’eau remonte à 300 mètres de profondeur) est endommagée, et n’a pas encore été réparée. Nous avons prié avec ferveur pour qu’elle soit réparée ou pour que le terrain reçoive suffisamment d’eau. Notre prière a été exaucée. Pendant des jours et des nuits, il a plu abondamment, tandis que le soleil brillait régulièrement et intensément le jour.
Jeudi 19 mars nous avons célébré la fête latine de saint Joseph, dans le rite byzantin fêté le dimanche après Noel. Les offices liturgiques ont lieu depuis quelque temps dans la crypte, car les murs de l’église sont imprégnés de froid. Le soir, nous avons organisé une petite procession jusqu’au monastère Saint-Joseph. Là nous avons pris notre simple souper.
4. Quelques photos
- Fleurs printanières dans le jardin du monastère Saint-Joseph
- Ce terrain est prêt pour les légumes d’été
- Le grand cierge pascal décoré est prêt
- Le petit cierge pascal devant l’autel
- Après l’Eucharistie en l’honneur de saint Joseph dans la crypte
- Procession vers le monastère de Saint Joseph

















