21.19
Vendredi 8 Mai 2026
1. Méditation:
Un scientifique inspirant et vénérable : Jérôme Lejeune.
Dans notre premier article, nous avons présenté le professeur Jérôme Lejeune (1926-1994) à travers quelques moments clés de sa vie. Nous souhaitons aujourd’hui compléter ce portrait et, surtout, en dresser un portrait spirituel, fondé sur sa personnalité et son mode de vie, qui ont inspiré tant de personnes (1).
Sans recherche de gain financier, d’honneur ni de luxe
Sa découverte du syndrome de Down, ou trisomie 21, avec l’équipe du professeur Turpin en 1958, a propulsé la génétique à un niveau supérieur. Jérôme fut reconnu et honoré dans le monde entier comme le plus grand généticien. Il continuait pourtant à parcourir Paris à vélo pour se rendre à son laboratoire, à ses étudiants de la faculté de médecine et à ses patients à l’hôpital. Il refusa d’ouvrir un cabinet privé, où il aurait pu facturer des honoraires bien plus élevés, et continua de recevoir ses patients à l’hôpital au tarif habituel. Il ne désirait pas non plus de résidence privée ni de voiture avec chauffeur fournie par l’université, même si ses enfants l’auraient ardemment souhaité.
À contre-courant
Le 3 octobre 1969, à San Francisco, en Californie, il reçut la plus haute distinction en génétique, le prix William Allan Memorial. Dans le monde scientifique, on aspirait à une plus grande liberté concernant les expérimentations sur les embryons et l’avortement… Contrairement aux attentes de son auditoire prestigieux, il plaida, dans son discours, pour la reconnaissance incontestable de la dignité humaine de l’embryon dès la conception. Ce discours provoqua un tel séisme qu’il fut dès lors boycotté dans le monde entier. Bien qu’il ait perdu définitivement le prix Nobel de médecine et que les congrès scientifiques aient refusé de l’inviter par la suite, il ne regretta jamais ce discours ; au contraire. Avec un zèle encore plus grand, il continua de défendre le droit à la vie et la protection de chaque embryon humain.
Inspiré par le prologue de l’Évangile selon saint Jean, Jérôme résuma à sa manière l’ensemble de la génétique humaine :
« Au commencement était un message, et ce message est dans la vie, et ce message est la vie ; et si ce message est un message humain, alors il est la vie humaine. »
Un message clair
Lejeune illustrait sa conviction par des anecdotes marquantes. Voici celle de son ami, le professeur Jozef Warkany de Cincinnati, dont le père était médecin à Braunau, en Autriche. Le 20 avril 1889, ce médecin fut appelé la même nuit pour deux accouchements. Le premier bébé était un garçon en parfaite santé. Le second, en revanche, était une fille atteinte du syndrome de Down, qui, hélas, de nos jours, aurait très probablement été tuée long avant sa naissance.
La mère de cette fille tomba gravement malade par la suite, et l’enfant handicapée, malgré ses limitations, lui offrit une douce fin de vie durant les quatre dernières années de sa vie. Le dr. Warkany avait oublié le nom de cette fille, mais pas celui de ce garçon : Adolf Hitler ! C’est ainsi qu’il soulignait qu’il ne faut pas considérer les enfants handicapés comme une menace pour la société. Parallèlement, il encourageait les parents à accueillir leur enfant handicapé avec joie et amour, comme une bénédiction.
Ami du dr Bernhard Nathanson
Le dr Bernard Nathanson (décédé en 2011) fut sans doute le premier et le plus grand partisan de l’avortement à New York. Selon ses propres dires, il fut responsable de la mort de 70 000 enfants dans le ventre de leur mère et, à partir de 1969, il fut le principal artisan du mouvement pro-avortement.
Il fit réaliser un film sur un avortement : « Le Cri silencieux » (1984). Un ami médecin, qu’il avait invité à « apprécier » le film, quitta la salle en pleurs au milieu de la projection. C’est alors seulement qu’il prit conscience de la gravité de la situation et réalisa qu’il s’agissait véritablement d’un être humain. Il écrivit le livre “Aborting America” (1979) et confessa avoir milité pour l’avortement en utilisant des chiffres inexacts, la manipulation et de fausses accusations contre la hiérarchie ecclésiastique. Lejeune et Nathanson devinrent amis et furent tous deux farouchement opposés par la communauté scientifique.
Le docteur Nathanson, d’origine juive, s’est ensuite converti au catholicisme car, comme il le témoigne, c’est seulement dans cette foi qu’il a vu ses intuitions scientifiques reconnues et qu’il a trouvé le pardon de ses péchés. Depuis, avec son épouse, il parcourt le monde pour témoigner de la dignité de la vie humaine dès sa conception. C’est ainsi que je l’ai rencontré au Congrès international de la famille à Bruxelles (1988).
Un jour, Nathanson fut convoqué au tribunal pour avoir qualifié un fœtus d’humain et demanda à Jérôme Lejeune de venir le défendre. Jérôme entra, montra une grande photographie d’un fœtus d’éléphant et demanda de quoi il s’agissait. Spontanément, les gens répondirent : un éléphant ! Jérôme demanda alors s’il allait être poursuivi pour avoir traité ce fœtus d’éléphant !
Un tel jugement, qui ne se produit que tous les 3 000 ans
Jérôme continuait de profiter, à sa manière, des courtes vacances qu’il avait passées en famille chez ses beaux-parents au Danemark. Il était retourné à son laboratoire bien plus tôt, tandis que sa famille, ses collègues et ses assistants étaient encore en vacances. Il pouvait enfin se consacrer pleinement à son travail.
Lundi, 7 août 1989, son ami Martin Palmer l’appela d’Amérique et lui demanda s’il souhaitait venir témoigner d’urgence au « procès du siècle » à Maryville (Tennessee, États-Unis). Le mercredi 9 août était le dernier jour du procès ! Un couple divorcé était en désaccord au sujet de leurs embryons congelés. L’homme les considérait comme des « pré-embryons » devant être détruits. La femme, quant à elle, les considérait comme ses enfants.
Jérôme fit le voyage à ses propres frais et témoigna au procès : scientifiquement, un pré-embryon n’existe pas. Un embryon est précédé d’un spermatozoïde et d’un ovule. Lors de la fécondation, ils forment un zygote. Lorsque le zygote se divise, il devient un embryon. Cette première cellule est la cellule la plus spécialisée et unique au monde. Dès l’instant de la fécondation, c’est un être humain.
Jérôme a clairement fait comprendre au juge, Dale Yong, qu’il pouvait prononcer un jugement semblable à celui du roi Salomon (1 Rois 3, 23-27), qui s’était fié au cœur de la mère. Et un tel jugement, a-t-il affirmé, n’est prononcé que tous les 3 000 ans ! (2)
Il a touché les cœurs…
Le juge a en effet qualifié les embryons d’ « enfants in vitro » et les a attribués à la mère. De nombreux journalistes étaient présents dans la salle d’audience. Parmi eux se trouvait le jeune médecin John Bruchalski, si impressionné par le témoignage de Jérôme qu’il abandonna ses travaux sur l’embryon et l’avortement pour se consacrer dès lors aux femmes enceintes en difficulté. Apprenant cinq ans plus tard la mort de Lejeune, le juge prit l’avion pour venir prier sur sa tombe.
Il reçut d’innombrables lettres de mères et d’enfants handicapés le remerciant, car leur rencontre avait transformé leur vie. Il était aimant, attentif et profondément touché par la souffrance des mères et des enfants. Plusieurs jeunes médecins trouvèrent leur vocation grâce à lui.
…ou suscita une vive irritation
Par ailleurs, il souffrit de la tiédeur de beaucoup, y compris de croyants et parfois de responsables ecclésiastiques. La directrice de l’hôpital Notre-Dame du Bon Secours à Paris sollicita son soutien pour mettre fin aux avortements, encore illégaux à l’époque mais pratiqués dans l’établissement. Lejeune demanda aussitôt à rencontrer le cardinal, responsable final de l’hôpital. Celui-ci refusa de le recevoir et le renvoya vers son évêque auxiliaire. L’évêque auxiliaire dit à Lejeune : « Laissez faire, la loi va bientôt être votée » et l’accusa ensuite d’intolérance ; « Je vous dis, devant Dieu, que vous êtes un mauvais chrétien ! » (3)
Époux bien-aimé et père patient aux convictions inébranlables
Il était un exemple d’époux et de père. Il tenait sa chère épouse Birthe informée chaque jour de ses expériences. Lorsqu’un de leurs cinq enfants exprimait une opinion tranchée qu’il jugeait inacceptable, il gardait toujours son calme et s’efforçait de le convaincre par des arguments posés.
Il ne souhaitait imposer son opinion à personne, mais refusait que la franc-maçonnerie puisse imposer la sienne. Un jour, une équipe de tournage entra dans son laboratoire pour une interview et un reportage. Le caméraman demanda si l’on ne pouvait pas retirer un instant la croix du mur blanc. Jérôme répondit clairement : non. Après tout, c’était mon « lab-oratoire » !
Lors des Journées de la Foi Charismatique à Hoogstraten en 1991
J’avais été moi-même impressionné par son discours à Paray-le-Monial (France) et au 11e Congrès de la Famille à Bruxelles (1988). Je l’avais invité à nos Journées de la Foi Charismatique, un événement de cinq jours à Hoogstraten, le mercredi 24 juillet 1991. À ma grande surprise, il arriva tôt le matin, souhaita rester avec nous toute la journée, et je l’accompagnis. J’ignorais que le monde scientifique l’avait banni et qu’il voulait consacrer tout son temps à ceux qui l’avaient invité.
Il se réjouissait naturellement du renouveau de la foi par le Renouveau Charismatique, mais regrettait que, de ce fait, les beaux chants religieux de notre pays aient pratiquement disparu. Partout résonnaient les mêmes chants charismatiques rythmés, à l’américaine. Cela m’inspira à introduire son témoignage en chantant ensemble, ce mercredi dédié à saint Joseph, le vieux chant flamand « Nederig stille timmerman » (charpentier humble et silencieux). Et les plus de 800 auditeurs ont chanté par cœur, sans la moindre faute, deux des quatre couplets ! (Il est vrai que j’avais le texte sous les yeux et que je l’avais également donné au Père Maurice Ketelslegers, qui nous accompagnait à la guitare).
Au fil de notre promenade, quelques jeunes nous ont suivis et nous ont demandé : « Professeur, le sida est-il un fléau de Dieu ? » À cette question, il a donné sa réponse précise : « Je ne sais que trois choses. Premièrement, que Dieu pardonne toujours ; deuxièmement, que les hommes pardonnent parfois ; et enfin, que la nature ne pardonne jamais ! » Et les jeunes ont compris qu’ils restent responsables de leurs actes.
Sa passion et sa croix
Jérôme Lejeune était la preuve vivante que science et foi sont indissociables. La raison, éclairée par la foi, apporte encore plus de perspicacité et de sagesse. Le savoir sans moralité devient barbarie, et la foi sans savoir, idolâtrie. Jérôme ne luttait pas contre les hommes, mais contre les idées fausses. Et sa passion scientifique était de trouver un traitement efficace pour guérir la trisomie 21 et d’autres anomalies. Pendant des décennies, il a continué à chercher et à espérer sans trouver le traitement adéquat. C’était aussi son plus lourd fardeau.
Grâce à sa découverte on sait désormais à l’avance qu’un enfant est handicapé. Au lieu d’être accueilli avec amour et soins, cet enfant est souvent euthanasié. En 1996, deux ans après sa mort, la Fondation Jérôme Lejeune a été créée pour poursuivre ces recherches, prendre soin de ces enfants handicapés et défendre leur droit à la vie. Son épouse Birthe (décédée le 6 mai 2020) a été une force inspirante dans cette entreprise. En 2007, l’Association Amis du professeur Jérôme Lejeune a été fondée. Elle a pour but de faire connaître son œuvre et de militer pour sa canonisation, qui a franchi une première étape avec le décret romain de vénérabilité. Parallèlement, des progrès semblent être réalisés pour éliminer la troisième copie du chromosome 21, responsable du syndrome de Down, rendant ainsi un traitement envisageable (4).
Attentif aux autres jusqu’à la fin
L’année précédant son décès, on lui a diagnostiqué un cancer du poumon, comme à son père. Durant les derniers jours de sa vie, il souffrit énormément et ne trouva ni repos ni réconfort. À l’hôpital, un homme était alité dans la chambre voisine, la télévision allumée à plein volume et sa porte ouverte. Lorsque sa fille lui suggéra de fermer la porte de son voisin, Jérôme répondit : « Non, car cet homme est malentendant et si vous fermez la porte, il se sentira encore plus isolé. » Il mourut le matin de Pâques, le 3 avril 1994.
Le docteur Jérôme Lejeune vécut pour Dieu et pour les hommes ; il ne vécut pas pour lui-même. Il fut le défenseur intrépide de la vie dès sa conception, des enfants handicapés et les plus vulnérables. Sa lumière continue de briller.
(1) Aude DUGAST, Jérôme Lejeune. Portrait spirituel au fil des vertus, Salvator, 2021 ;
(2) Jérôme LEJEUNE, L’Enceinte concentrationnaire, d’après les minutes du procès de Maryville, le Sarment, Fayard, 1990 (titre anglais : A symphony of the preborn child)
(3) Aude DUGAST, Jérome Lejeune. La liberté du savant, Artège, 2019, p. 235. (4) https://lesalonbeige.fr/la-trisomie-21-bientot-soignable/
P. Daniel
2. Apologie : Parler de Jésus avec un athée (13)
la Trinité (I)
Introduction
Après quelques semaines d’interruption, nous voulons reprendre notre recherche : comment partager la foi avec un athée ou un agnostique ?
Un aspect important de cette discussion est l’être de Dieu. Concrètement, la question est :
Comment Dieu peut-il être un seul « être » en trois « personnes » ?
L’apologiste Sam Shamoun (1)l’explique ainsi.
Fondement 1 : « Être » n’est pas la même chose que « personne »
La doctrine de la Trinité enseigne qu’il y a un seul « être » éternel de Dieu et trois « personnes » éternelles qui possèdent cet « être ».
Le mot “être” désigne l’état dans lequel quelque chose ou quelqu’un existe. Tout a un « être » – une chaise, une pierre, un être humain. Mais nous devons être prudents : l’« être » de Dieu n’est ni physique, ni spatial, ni matériel. Il est différent de tout ce qui existe dans la création.
Voici le point central : tout « être » n’est pas une « personne ». Une bouteille a un « être » – elle existe – mais elle n’est pas une « personne ». C’est pourquoi nous devons faire la distinction entre « être » (l’existence en soi) et « personne » (la personnalité, la conscience de soi, la volonté, les émotions).
Fondement 2 : Trois « personnes » éternelles partagent l’unique « être » de Dieu
Que voulons-nous dire quand nous appelons le Père, le Fils et le Saint-Esprit des « personnes » ? Il ne s’agit pas d’êtres humains en chair et en os.
Lorsqu’il s’agit de Dieu, une « personne » signifie :
Il a des émotions – l’amour, la colère, la tristesse, la déception.
Il a des désirs, une volonté, une intelligence, des pensées.
Il a conscience qu’Il existe, et conscience que d’autres existent.
C’est ce qui fait du Père une « personne », du Fils une « personne » et du Saint-Esprit une « personne ». Chacun est une « personne » éternelle et divine.
Ainsi, la doctrine de la Trinité peut être résumée simplement :
Un seul « être » éternel de Dieu, pleinement possédé par trois « personnes » éternelles.
Pourquoi sommes-nous confus ?
La confusion vient de ce que nous filtrons tout à travers notre réalité créée – notre cadre de référence limité.
Dans la création, je ne vois jamais un seul « être » qui ait plus d’une « personne ». Chaque « être » créé (un humain, un ange, un animal) a une seule « personne ». J’en conclus donc naturellement : si Dieu est un seul « être », alors Il doit être une seule « personne ».
Mais cette hypothèse est erronnée. Nous imposons les règles de la création au Créateur.
Dieu transcende la création
Dieu nous a clairement dit qu’Il n’est pas identique à la création :
« À qui me comparerez-vous, pour que je lui sois semblable ? dit le Saint. » (Ésaïe 40, 25)
Il transcende la création. Il n’est semblable à rien de ce qu’Il a fait. Il peut y avoir des choses qui sont analogues à Dieu, mais rien n’est identique à Dieu.
Ne présumez donc pas de ce que Dieu peut ou ne peut pas être simplement parce qu’une créature ne peut pas être un seul « être » avec plus d’une « personne ». Dieu n’est pas un être humain. Pourquoi rabaisser Dieu au niveau de l’existence humaine, alors qu’Il transcende toute existence créée ?
Ce que dit la Bible
Psaume 89, 7 – « Qui, dans le ciel, peut être comparé à l’Éternel ? Qui est semblable à l’Éternel parmi les fils de Dieu ? »
Aucun ange, aucune créature céleste n’est comparable à Dieu. Si les êtres angéliques ne sont pas égaux à Dieu, pourquoi des êtres humains ordinaires le seraient-ils ? Le mode d’existence de Dieu est totalement différent.
Psaume 147, 4-5 – « Il compte le nombre des étoiles, Il leur donne à toutes des noms. Notre Seigneur est grand, puissant par sa force, Son intelligence est infinie. »
Il connaît chaque étoile par son nom. Connais-tu quelqu’un qui puisse faire cela ?
Récapitulons
La doctrine de la Trinité dit :
Un seul « être » éternel de Dieu – trois « personnes » éternelles qui possèdent cet « être ».
Dieu transcende toute la création. Rien dans la création n’est identique à Lui. Ainsi, quand quelqu’un objecte : « Dieu ne peut pas être un seul “être” et plus d’une “personne” – ce seraient trois dieux » – cette personne regarde Dieu depuis une perspective créée et limitée.
Mais Dieu est au-dessus de la création. Il est le Créateur.
Que reste-t-il à faire ?
Une fois que vous comprenez la Trinité de cette manière, la seule chose que vous avez encore à faire est de prouver par l’Écriture que :
1. Le Père est Dieu.
2. Le Fils est Dieu.
3. Le Saint-Esprit est Dieu.
4. Le Père n’est pas la même « personne » que le Fils.
5. L’Esprit n’est pas la même « personne » que le Père ou le Fils.
C’est l’affaire biblique. Et cette affaire est solide.
(1) YouTube, Sam Shamoun, The Trinity Explained PERFECTLY, , consulté le 1er mai 2026.
3. Eglise et monde
Le 30 avril 2026, le président polonais Karol Nawrocki a opposé son veto à un projet de loi visant à faciliter le divorce. Ce projet de loi ambitionnait de réduire le divorce à une simple formalité administrative, dispensant ainsi de toute procédure judiciaire. Cela aurait considérablement simplifié le divorce des couples mariés sans enfants. La Constitution confère au président le droit de veto. Il était également présent en bonne place lors de la plus grande manifestation européenne pour la vie, qui s’est tenue à Varsovie le 19 avril.
Fervent défenseur de la dignité humaine, il entend pour lui bien plus que le simple respect de la vie prénatale. Il l’a clairement exprimé dans la justification de son veto, apportant ainsi des éléments de réflexion précieux, également utiles à d’autres pays occidentaux.
Le mariage n’est pas une simple formalité administrative : « Il est le fondement de la famille, le fondement de l’éducation des enfants, le fondement de la survie de la société». Une procédure judiciaire permet de mettre au jour les causes profondes des difficultés rencontrées, ce qui est impossible dans le cadre d’une procédure administrative. La nouvelle loi vise à simplifier considérablement le divorce pour les couples sans enfants. Selon le président, cela nuit à la société. De ce fait, les enfants, qui constituent la richesse de la société, sont perçus comme un fardeau.
Par ailleurs, il affirme que la Constitution polonaise souhaite expressément protéger le mariage. « Cette protection ne consiste pas à faciliter le divorce. Elle consiste à soutenir la fidélité des époux face aux difficultés ». Les longs délais d’attente devant les tribunaux ont été cités comme motif de la transformation du divorce en une simple formalité administrative. À cela, le président répond avec esprit : « Il n’appartient pas à l’État de favoriser l’effondrement de ce qu’il y a de plus précieux. Le rôle de l’État est de protéger les familles. » Il a également évoqué la crise démographique, la plus grave de l’histoire de la Pologne. « La diminution du nombre de mariages durables et l’augmentation du nombre de divorces entraînent directement une baisse du taux de natalité. » https://lesalonbeige.fr/pologne-le-president-nawrocki-a-oppose-son-veto-aux-divorces-rapides/
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Le lundi 26 avril 2026, le pape Léon XIV a reçu Sarah Mullaly au Vatican en sa qualité d’archevêque de Canterbury et de primat de la Communion anglicane. Il s’agissait d’une visite officielle avec tous les honneurs. Or, la Communion anglicane est issue d’un schisme provoqué par le roi Henri VIII Tudor (1509-1547), qui rejeta l’autorité du pape, évêque de Rome, sur l’Église d’Angleterre. Par la suite, la Communion anglicane devint une hérésie, avec ses propres ordinations, sa liturgie et ses règles.
Elle est un mélange d’éléments calvinistes, luthériens, zwingliens et catholiques. Dans sa lettre apostolique Apostolicae curae du 18 septembre 1896, le pape Léon XIII confirma l’invalidité de leurs ordinations. De plus, dans sa lettre apostolique Ordinatio sacerdotalis du 22 mai 1994, le pape Jean-Paul II a définitivement confirmé la pratique établie depuis deux millénaires. La volonté de Jésus est que l’ordination sacerdotale soit réservée aux hommes, ce qui signifie que l’Église n’a aucune autorité pour modifier cela en admettant des femmes dans le sacerdoce : https://lesalonbeige.fr/leon-xiv-et-madame-mullaly-par-labbe-gleize-de-la-fsspx/
Nous n’avons aucune objection à une rencontre privée entre le pape Léon XIV et Mme Sarah Mullaly, en sa qualité de « chef » d’une communauté de foi schismatique et hérétique. Cependant, une réception officielle pour son primat et son « archevêque » suscite la plus grande confusion. G. K. Chesterton (+ 1936), lui-même converti de l’anglicanisme au catholicisme, aurait sans aucun doute écrit un commentaire incisif à ce sujet.
Cependant, depuis que le pape François a ouvertement proclamé « l’inclusion » (chacun!), un esprit autoritaire semble prévaloir au Vatican, entraînant l’exclusion des plus fidèles. Ce pape a refusé de recevoir quatre cardinaux qui souhaitaient lui proposer des clarifications concernant son encyclique Amoris laetitia lors d’un entretien privé. François a refusé de les recevoir. Ils se sont sentis obligés d’exposer leurs objections dans une lettre ouverte. Or, les cardinaux sont les plus proches conseillers du pape et, pour ainsi dire, sont reçus sans formalités. François a également laissé le cardinal chinois Zen sur la place Saint-Pierre sans le recevoir. Et malheureusement, ils sont loin d’être les seuls.
Le supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX), Don Davide Pagliarani, a demandé à plusieurs reprises, en vain, au pape Léon XIV une simple conversation. Il reçoit Mme Sarah Mullaly, qui soutient ouvertement la communauté LGBT et le droit à l’avortement, et l’autorise à donner la bénédiction épiscopale.
Chacun comprend et accepte que la plus haute autorité ecclésiastique ne puisse satisfaire tous les désirs. Toutefois, telle n’est pas non plus sa mission. Elle ne doit ni défendre l’opinion publique ni propager les idées dominantes, mais proclamer l’Évangile de Jésus-Christ et, ce faisant, oser être une pierre d’achoppement (un scandale) pour certains, à l’image de Jésus lui-même.
4. Quelques photos
Vue des environs, de la tour romaine, de gauche à droite : à l’arrière-plan la ferme, Qâra et finalement les montagnes de l’Anti-Liban
Pique-nique des frères : poissons, pommes de terre, oignons, pain et thé
Accueil d’un frère de retour après dix jours d’absence.













