21.2
9 Janvier 2025
1. Méditation : Les Rois mages et l’étoile de Bethléem
Nous ne pouvons conclure nos trois réflexions sur Noël sans évoquer la grande fête de l’Épiphanie (6 janvier).
La naissance de Jésus fut célébrée liturgiquement pour la première fois probablement en Égypte, dans la nuit du 5 au 6 janvier. Deux millénaires avant Jésus-Christ, le solstice d’hiver était fixé au 6 janvier dans le calendrier égyptien. Les païens célébraient alors la naissance d’Ayon, dieu d’Alexandrie. C’est à cette occasion que les chrétiens célébrèrent la naissance de Jésus-Christ. Les Romains, quant à eux, célébraient ce solstice d’hiver le 25 décembre comme la « naissance du soleil invaincu ». C’était le jour le plus court et la nuit la plus longue.
Dès le début du IVe siècle, la naissance de Jésus fut célébrée en Orient et en Occident, en lien avec la fête de l’Épiphanie. Il ne s’agissait pas tant de l’événement historique en lui-même que des différentes manières dont Dieu s’est révélé : par sa naissance, par la venue des Rois mages, par son baptême, apparemment encore célébré dans le rite copte. La naissance de Jésus, en tant que fête distincte du 6 janvier, fut célébrée pour la première fois à Rome le 25 décembre. Cela se produisit afin de christianiser la fête païenne du solstice d’hiver. Si la séparation des deux fêtes, Noël et l’Épiphanie, fut mise en œuvre à Rome, la liturgie, la cérémonie et les prières furent établies à Jérusalem.
À Antioche, Noël fut explicitement institué par Jean Chrysostome (mort en 407) comme une célébration de la naissance historique de Jésus. C’est ainsi qu’il se répandit en Orient. L’accent était mis principalement sur la naissance miraculeuse de Jésus d’une mère vierge. Le lendemain, le 26 décembre, Marie était célébrée comme « Mère de Dieu » (Theotokos), un dogme proclamé au concile d’Éphèse (431).
En Occident, c’est principalement saint François d’Assise (vers 1226) qui a popularisé Noël, le rendant même folklorique, avec sa crèche, son bœuf et son âne. Il est devenu la fête la plus importante après Pâques et celle qui a le plus influencé la vie publique pendant des siècles.
Voici une explication scientifique de l’étoile de Bethléem, selon le professeur d’astronomie de Louvain A. van Hoof (+ 1989). Nous proposons un bref résumé de son étude, publiée il y a plus d’un demi-siècle dans la revue de la Thomas More Society (1).
Grâce à un projecteur de planétarium installé sur un dôme hémisphérique, il est désormais possible de visualiser le ciel tel qu’il apparaissait à n’importe quelle époque et depuis n’importe quel endroit sur Terre. Cependant, l’Écriture ne précise pas l’année exacte de la naissance de Jésus, et les historiens n’ont jamais pu s’accorder pleinement sur ce point. Le pape Jules Ier (vers 352) a déclaré le 25 décembre jour de la fête de la Nativité de Jésus. En 523, l’abbé romain Denys le Petit remplaça le calendrier païen, centré sur la fondation légendaire de Rome (a.u.c. = ab urbe condita, depuis la fondation de la ville), par l’année chrétienne (après J.-C. = Anno Domini). Il situa la naissance de Jésus en 754 a.u.c. Cependant, il omet l’an 0, ainsi que les quatre années du règne de l’empereur Auguste, alors qu’il régnait encore sous son nom d’Octave. Ainsi, aussi surprenant que cela puisse paraître, Jésus serait né entre 7 et 5 av. J.-C. Au vu des autres détails des Évangiles d’Hérode et de Quirinius, l’an 6 avant J.-C. semble le plus probable. Et puisque les bergers surveillaient déjà leurs troupeaux à l’extérieur, la naissance aurait eu lieu au printemps, entre mars et novembre.
L’astronomie est la science qui étudie les astres. L’astrologie, quant à elle, relève essentiellement de la superstition. Les astrologues, les contemplateurs des étoiles et les diseurs de bonne aventure cherchent à prédire l’avenir d’après la position des astres. Cette pratique fut développée par les Babyloniens il y a environ 6 000 ans, dans une école spécialisée à Sipper. Ceux qui y étaient formés étaient considérés comme des mages. Bien que les Juifs méprisassent l’astrologie, plusieurs d’entre eux suivirent cette école durant leur exil à Babylone (l’Irak actuel). Par ailleurs, on trouvait également des contemplateurs des étoiles au sein de la communauté essénienne de Qumran.
Lorsque les Rois mages affirment avoir vu « son étoile » à l’est (anatololè, au singulier, et non au pluriel habituel !), selon le professeur A. Van Hoof, cela signifie peu avant l’aube, avant le lever du soleil. Le projecteur du planétarium devrait donc être réglé pour refléter le ciel avant le lever du soleil au printemps de l’an 6 av. J.-C., et nous devrions alors regarder vers l’est. Cela nous situe immédiatement dans la constellation des Poissons. Pour les Rois mages, cette constellation désignait les terres occidentales, la Syrie et la Palestine, la terre des Juifs.
Les Rois mages ont apparemment vu quelque chose que ni les conseillers d’Hérode ni les habitants de Jérusalem n’ont vu. Il ne s’agissait donc pas d’une étoile ou d’une boule de feu exceptionnellement brillante… Début mai 7 avant J.-C. Or, depuis Babylone et la Palestine, une conjonction de deux planètes brillantes, Jupiter et Saturne, était visible dans la constellation des Poissons, deux heures avant le lever du soleil. Jupiter a transité devant Saturne le 29 mai, est revenu le 3 octobre, et de nouveau le 4 décembre. Cette « grande conjonction » ne se produit qu’une fois tous les 800 ans. Selon le professeur A. Van Hoof, il est quasiment certain que les Rois mages ont été témoins de cette grande conjonction. De plus, un texte babylonien de l’Institut d’astrologie de Sipper a été déchiffré, indiquant la position de ces deux planètes dans la constellation des Poissons pendant cinq mois de l’an 7 avant notre ère ! Par ailleurs, Jupiter était généralement considérée comme l’étoile royale, et aussi comme une étoile porte-bonheur. Pour les astrologues juifs, Saturne était le protecteur d’Israël, tandis que la constellation des Poissons était également le signe de la Palestine. Les Rois mages n’auraient guère pu interpréter la triple conjonction des deux planètes dans cette constellation particulière autrement que comme l’annonce de la naissance d’un roi puissant et libérateur d’Israël.
C’est Johannes Kepler (vers 1630), le père de l’astronomie moderne, qui, à sa grande surprise, observa une « grande conjonction » et se souvint que le rabbin Aherbanel (+ 1508) accordait une grande importance à la constellation des Poissons et à la conjonction de Jupiter et de Saturne, y voyant l’annonce du Messie. Il avait déjà calculé qu’une conjonction aussi importante s’était produite en l’an 7 avant notre ère. Le professeur A. Van Hoof put donc la reproduire.
Selon cette chronologie, les événements peuvent se résumer ainsi : si les Rois mages ont observé les trois conjonctions en Babylonie, et la dernière en décembre de l’an 7 avant notre ère, ils auraient attendu l’hiver avant d’entreprendre le voyage de 900 km jusqu’à Jérusalem avec leurs chameaux. Ce périple dura plusieurs mois. Entre-temps, Jésus naquit au printemps de l’an 6 avant notre ère, fut circoncis huit jours plus tard et présenté au Temple après les 33 jours de purification de Marie. De retour à Bethléem, la famille s’y installa. À cette époque, Jupiter, l’étoile royale, se trouvait à une courte distance du Soleil, brillant dans l’obscurité naissante, bas à l’horizon ouest, peut-être même au-dessus d’une maison construite à flanc de colline ; car, selon Matthieu, les Rois mages rendirent visite à l’enfant Jésus dans une maison, et non dans une étable (cf. Matthieu 2,11).
Le professeur A. Van Hoof conclut : « Ainsi, l’apparition de l’étoile, le voyage des Rois mages et leur adoration de l’Enfant, la fuite en Égypte, forment un triptyque dont les panneaux sont unis par une logique interne implacable ».
(1) Positief, janvier 1975 (https://thmore.weebly.com/kerstmis/de-ster-van-bethlehem)
P. Daniel
Rectification :
Un ami m’a judicieusement fait remarquer que le refrain auquel je faisais référence la dernière fois est en réalité tiré d’un poème d’Eugeen de Ridder (+1962). Il s’est peut-être inspiré de Joost van den Vondel. Son poème a été mis en musique par Amand Preud’homme (+ 1986) et se lit comme suit :
« Nuit de Noël, cette belle nuit,
L’amour ne peut-il donc habiter le cœur de chacun ?
Nuit de Noël, nous t’en supplions,
Sois le signe du réveil du bien suprême !
Brille, ô étoile, là-haut et au loin,
Comme un signal d’amour pour nous tous ».
2. Spiritualité : Comment annoncer l’Évangile aux athées et aux agnostiques
Pendant plusieurs mois, nous nous sommes plongés dans le chemin spirituel vers l’unité avec Dieu, à la lumière des enseignements de Mère Agnès Mariam de la Croix. Au début de l’année 2026, nous souhaitons orienter notre attention vers un nouveau thème : comment partager notre foi avec les personnes qui nous entourent, comment adapter notre langage afin de nous mettre à leur place et, à travers des mots qu’ils comprennent, les aider à découvrir que Dieu existe et qu’Il les aime depuis avant la création du monde.
Situation actuelle
Nous vivons aujourd’hui dans un monde profondément marqué par la sécularisation. Selon de nombreuses études sociologiques, plusieurs centaines de millions de personnes se déclarent athées ou agnostiques, et ce nombre ne cesse d’augmenter. La population dite « sans affiliation religieuse » constitue, selon le Pew Research Center, la troisième plus grande catégorie religieuse au monde, après le christianisme et l’islam (1).
Face à cette réalité, l’Église ne peut ni se replier sur elle-même, ni répondre par la peur ou la condamnation. Le Christ ressuscité nous confie une mission claire et universelle : « Allez dans le monde entier, proclamez l’Évangile à toute la création » (Marc 16,15).
Les athées et les agnostiques se trouvent au cœur de cette mission. Comme nous y exhorte saint Pierre, nous devons être « toujours prêts à rendre raison de l’espérance qui vit en nous » (1 Pierre 3,15). Cela suppose que nous apprenions à les rejoindre là où ils se trouvent, avec respect, sagesse et charité.
Athéisme et agnosticisme
Avant d’entrer en dialogue, il est important de distinguer deux attitudes souvent confondues.
L’athéisme
L’athée affirme que Dieu n’existe pas. Très souvent, il considère l’observation scientifique comme le seul critère de vérité et adopte une vision strictement matérialiste du monde.
Saint Paul rappelle cependant que la création elle-même porte un sens qui dépasse la simple matérialité :
« Ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux : Dieu le leur a manifesté. En effet, ses attributs invisibles — sa puissance éternelle et sa divinité — se laissent voir depuis la création du monde, quand on les considère dans ses œuvres » (Romains 1,20).
Ces paroles orientent la raison humaine vers une Cause première : qui a créé tout cela ?
L’agnosticisme
L’agnostique, en revanche, n’affirme pas que Dieu n’existe pas. Il reconnaît qu’il pourrait exister une réalité supérieure, mais estime qu’il est impossible d’en avoir une connaissance certaine. Son attitude est souvent marquée par le doute, mais aussi par une recherche sincère. Il pourrait facilement adhérer à cette pensée biblique :
« Dieu a fait toute chose belle en son temps ; Il a même mis dans le cœur de l’homme le sens de l’éternité, sans que l’homme puisse comprendre l’œuvre que Dieu accomplit du commencement à la fin » (Ecclésiaste 3,11).
Cette distinction est essentielle, car elle implique des chemins de dialogue différents. Dans de nombreux cas, l’agnostique est déjà en quête de sens, tandis que l’athée adopte plus souvent une position de refus affirmé.
Une méthode adaptée à l’interlocuteur
Pour rejoindre efficacement ceux qui raisonnent selon des catégories très rationnelles, il est utile de s’inspirer de l’attitude missionnaire de saint Paul :
« Avec les Juifs, je me suis fait Juif pour gagner les Juifs ; … avec ceux qui sont sans loi, je me suis fait comme sans loi afin de gagner ceux qui sont sans loi. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver à tout prix quelques-uns. Et tout cela, je le fais à cause de l’Évangile » (1 Corinthiens 9,20-23).
Autrement dit, nous pouvons entrer en dialogue en adoptant les cadres de compréhension de notre interlocuteur. Avec une personne de formation scientifique, une approche rationnelle et philosophique peut souvent constituer une première porte d’entrée.
Aborder rationnellement l’existence de Dieu
1. Point de départ : respecter la science
La science est une méthode admirable. Elle a permis des progrès considérables dans la connaissance du monde. Il convient cependant de distinguer clairement les domaines :
La science répond à des questions telles que : « comment fonctionnent les phénomènes ? »
La philosophie répond à des questions telles que : « pourquoi ces phénomènes existent-ils ? »
Dire « je ne crois que ce que la science peut prouver » n’est pas une affirmation scientifique, mais une option philosophique : le scientisme,
« position apparue au XIXᵉ siècle selon laquelle la science expérimentale constitue la seule source fiable de connaissance du monde, par opposition aux révélations religieuses » (2).
Une comparaison simple permet de le comprendre :
Un thermomètre mesure la température.
Il ne peut pas mesurer l’amour.
Pourtant, l’amour est bien réel.
De même, le fait que Dieu ne soit pas mesurable par des instruments n’implique pas qu’Il n’existe pas.
2. L’origine de l’univers
Le commencement de l’univers constitue souvent un terrain privilégié de réflexion pour un esprit scientifique.
Données généralement admises - La cosmologie moderne affirme de manière quasi unanime que :
l’univers a eu un commencement ;
la matière n’est pas éternelle.
Raisonnement logique :
Tout ce qui commence à exister a une cause.
L’univers a commencé à exister.
Donc l’univers a une cause.
Cette cause doit nécessairement être :
hors du temps → intemporelle,
hors de l’espace → non spatiale,
non matérielle → immatérielle,
dotée d’une puissance immense.
Une telle description correspond à un Être transcendant : ce que l’humanité a toujours appelé Dieu.
La question décisive demeure : qu’y avait-il « avant » le commencement de la création pour en être la cause ?
3. Le réglage fin de l’univers (fine-tuning)
Un autre argument puissant provient directement de la physique contemporaine.
On constate que :
les constantes fondamentales de l’univers sont réglées avec une précision extrême
la moindre variation rendrait la vie impossible ;
la probabilité que cela soit dû au simple hasard est astronomiquement faible.
Il s’agit ici d’une démarche scientifique : une inférence vers la meilleure explication.
L’explication la plus rationnelle n’est pas le chaos aveugle, mais l’existence d’un Dessein intelligent, d’un Architecte ayant instauré l’ordre de l’univers.
4. La réalité morale
La science décrit des faits, mais elle ne peut fonder des valeurs. Pourtant, presque tous les êtres humains — y compris ceux qui ne croient pas en Dieu — reconnaissent que certains actes sont objectivement mauvais (tuer un innocent, torturer un enfant, etc.).
Posons simplement la question :
Est-il moralement acceptable de torturer un enfant ?
Si l’on admet que la morale est objective, elle renvoie à une Source qui dépasse la matière : un Législateur moral qui a inscrit dans le cœur de l’homme la distinction entre le bien et le mal.
Saint Paul le confirme lorsqu’il affirme que les païens, bien qu’ils ne connaissent pas la Loi de Dieu, « montrent que l’œuvre de la Loi est écrite dans leurs cœurs ; leur conscience en rend témoignage » (Romains 2,15).
Conclusion
Les athées et les agnostiques sont en quête de vérité. Que le Seigneur nous inspire en 2026 un esprit de charité envers tout homme assoiffé de connaître le Dieu vivant, et qu’Il nous apprenne à leur parler à l’intérieur de leur propre cadre de pensée, avec des paroles « pleines de grâce, assaisonnées de sel » (Colossiens 4,6), afin de « rendre raison de l’espérance qui est en nous, avec douceur et respect » (1 Pierre 3,15).
Notes :
(1) Pew Research Center – Population religieusement non affiliée: https://www.pewresearch.org/religion/2025/06/09/religiously-unaffiliated-population-change/#fn-260391-23
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Scientisme
P. Jean
3. L’Eglise et le monde
Les guerres peuvent être évitées et la paix instaurée par des négociations fondées sur la compréhension et le respect mutuels, comme l’explique en détail l’économiste américain Jeffrey Sachs dans son explication intitulé « Deux siècles de russophobie et le rejet de la paix ». Du XIXe siècle à nos jours, l’Occident a ignoré les préoccupations légitimes de la Russie en matière de sécurité. Celles-ci ont été unanimement et naturellement rejetées comme une agression russe.
« Alors que l’on présume que les autres grandes puissances ont des intérêts de sécurité légitimes qu’il convient de prendre en compte et de respecter, les intérêts de la Russie sont considérés comme illégitimes. » « Ce cycle autodestructeur demeure donc la caractéristique principale des relations euro-russes au XXIe siècle. »
Déjà pendant la Seconde Guerre mondiale, la Pologne a refusé d’accorder le droit de transit aux troupes soviétiques venues défendre la Tchécoslovaquie. Combattre la Russie s’est avéré plus important que de vaincre l’Allemagne nazie. Si le Pacte de Varsovie a été dissous par la suite et que Mikhaïl Gorbatchev a souhaité coopérer au sein d’une « maison commune européenne », l’OTAN n’a pas été dissoute, mais l’Europe a opté pour un élargissement de l’OTAN, au mépris de ses propres engagements. Cette russophobie occidentale, perçue comme une « haine et une malveillance aveugles », est devenue une pathologie récurrente et autodestructrice. La Russie a toujours été considérée comme un fardeau. « L’Europe n’a pas atteint la sécurité en rejetant les intérêts de sécurité de la Russie. »
« La russophobie n’a pas renforcé la sécurité de l’Europe. Elle l’a appauvrie, divisée, militarisée et rendue plus dépendante des puissances extérieures. » « L’Europe a été militarisée en permanence et des armes nucléaires ont été déployées sur tout le continent… afin de maintenir la domination stratégique de l’Occident. » Sa conclusion : « L’Europe a maintes fois rejeté la paix avec la Russie, non pas parce qu’elle était impossible, mais parce que la reconnaissance des intérêts sécuritaires de la Russie était considérée à tort comme illégitime. Tant que l’Europe ne se départira pas de ce réflexe, elle restera prisonnière d’un cycle de confrontations autodestructrices : elle refusera la paix quand elle est possible et en subira les conséquences longtemps après. »
: https://www.frontnieuws.com/jeffery-sachs-twee-eeuwen-russofobie-en-afwijzen-van-vrede/
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Cette année encore, des religieuses américaines ont écrit plus de mille cartes de Noël au personnel de 850 centres pratiquant l’avortement à travers le pays. Elles ont écrit qu’elles priaient pour elles, qu’elles souhaitaient les écouter et les aider à trouver un autre emploi. Ces religieuses appartiennent à différentes congrégations catholiques : dominicaines, bénédictines, carmélites et franciscaines. Elles agissent en collaboration avec l’association ”And Then There Were None” (Et il n’en resta plus aucun),
fondée par Abby Johnson, qui a elle-même dirigé un centre d’avortement au Texas pendant huit ans. Cette association œuvre ainsi depuis dix ans et a rédigé plus de 23 000 vœux de Noël. Selon elle, c’est la méthode la plus efficace. Il s’agit d’une « présence constante et discrète, fondée sur la prière, l’écoute et l’offre d’un soutien sans controverse ni coercition » : https://lesalonbeige.fr/a-noel-des-religieuses-americaines-ecrivent-aux-employes-des-cliniques-davortement-pour-leur-offrir-priere-et-accompagnement/ .
Abby Johnson a relaté son expérience dans le livre « Unplanned » (2011), adapté au cinéma en 2019. Son deuxième ouvrage s’intitule « The Walls Are Talking: Former Abortion Clinic Workers Tell Their Stories » (2016). L’exemple suivant illustre l’urgence de telles actions. Plus tôt cette année, en Écosse, Rose Docherty, une grand-mère de 75 ans, a été arrêtée et emprisonnée pour avoir discrètement et pacifiquement affiché une pancarte à 200 mètres de l’hôpital universitaire Queen Elizabeth, invitant les femmes souhaitant avorter à un dialogue, si elles le désiraient. Le juge rendra son verdict le 13 janvier : https://lesalonbeige.fr/une-grand-mere-ecossaise-arretee-pour-avoir-propose-de-discuter-avec-des-femmes-envisageant-lavortement/


