21.20
Vendredi 15 Mai 2026
1. Méditation : Mourir dans la joie de la résurrection
Est-il possible pour un garçon de mourir d’une leucémie très agressive et douloureuse à l’âge de 15 ans sans peur ni tristesse, et avec un sourire heureux ? Le premier saint de notre troisième millénaire l’a démontré.
Carlo Acutis
Carlo Acutis (1991-2006) est né à Londres de parents italiens aisés qui sont ensuite retournés en Italie et se sont installés à Milan. Bien que mariés à l’église, ils ne menaient pas une vie religieuse et n’allaient pas à l’église. Carlo les a amenés à la foi. Il a également converti un hindou qui travaillait comme domestique dans la famille. Ce dernier a été baptisé, ainsi que son ami et sa mère par la suite. Carlo voulait devenir programmeur d’ordaniteur et a mobilisé sa famille et ses amis pour créer un site web recensant les miracles eucharistiques rapportés, qu’il a achevé quelques jours avant sa mort. Il était passionné par la Sainte Eucharistie depuis son plus jeune âge.
La courte vie de ce garçon est marquée par de nombreux traits remarquables : sa profonde conscience de l’amour de Jésus, son désir d’en inspirer son entourage, son besoin constant de prier et d’adorer, son amour sincère pour les pauvres, les malades, les personnes handicapées et les enfants abandonnés… Le prêtre qui a célébré les obsèques a raconté que Carlo se levait chaque matin à 5 h pour participer à la célèbration de l’Eucharistie, avant d’aller à l’école, qu’il jeûnait tous les vendredis pour les pécheurs, qu’il passait des heures à genoux en adoration devant le Saint-Sacrement et qu’on lui avait annoncé, trois semaines auparavant, qu’il allait bientôt mourir.
Sept ans après son décès, le 12 octobre 2006, en 2013, l’archidiocèse de Milan a ouvert le procès de béatification de Carlo Acutis. À cette fin, sa dépouille a été exhumée en 2018. Le père Jozef, qui a présidé la cérémonie funéraire, a témoigné : « Douze années se sont écoulées et son corps est presque entièrement conservé ». Quatorze ans après sa mort, le 10 octobre 2020, Carlo Acutis est béatifié. Le 7 septembre 2025, il est canonisé par le pape Léon XIV. Il est vénéré comme le patron d’Internet. Nous présentons ici le témoignage du curé qui l’a accompagné lors de son décès (1). Ce témoignage nous éclaire sur la nature même de la mort, ultime expérience terrestre de chacun.
Témoignage du curé.
Le décès de Carlo Acutis, âgé de 15 ans, a été accompagné d’événements miraculeux indéniables. Le curé, le père Marcello Bellini, qui lui a administré l’onction des malades, a rédigé un récit détaillé de ce qu’il a vécu dans la nuit du 12 octobre 2006 et le lendemain matin, dans la chambre 307 de l’hôpital San Gerardo de Monza (Milan, Italie). Il témoigne que cela a bouleversé sa compréhension de la mort, de la sainteté et de la frontière entre la vie et l’au-delà.
Ses parents, Andrea et Antonia, étaient profondément attristés et pleuraient, tout en conservant leur sérénité. « Carlo était pâle et chauve à cause de la chimiothérapie. Il était amaigri et branché à des moniteurs et des tubes, mais il avait un sourire sincère ». Il n’avait pas peur, ne pleurait pas et était en paix. Il y a trois semaines, Carlo avait confié à son confesseur que Dieu lui avait révélé sa mort prochaine, mais que, de ce fait, de nombreux jeunes découvriraient l’amour de Jésus.
Présence du Saint-Esprit et de Marie
Pendant l’Onction des malades, une chaleur émanait de ses mains, telle une énergie invisible. Ses parents vécurent la même expérience.
Carlo dit : « Maman, papa, Père Marcello, n’ayez pas peur. C’est la présence du Saint-Esprit. Il est avec nous ici et maintenant. Il a toujours été là, mais je le perçois plus intensément maintenant, car je suis plus proche du ciel. »
Par la suite, Carlo raconta au curé qu’il avait vu Marie trois jours auparavant et qu’elle se tenait à l’endroit même où il se trouvait.
« Elle était plus belle que tout ce qu’il y a de plus beau sur terre. Elle m’a dit que ma souffrance n’était pas vaine. Elle m’a montré que ma mort serait le début de ma véritable mission : à travers ma courte vie, Dieu touchera des millions de jeunes éloignés de l’Eucharistie ».
Dieu est réel dans l’Eucharistie
Minuit était passé et les heures s’écoulaient. Les médecins avaient dit qu’il ne passerait pas le matin. Carlo, pourtant, restait éveillé. Il disait qu’il ne fallait pas avoir peur, que mourir est un retour à Jésus, que nous aimons. Il parlait de sa passion pour internet et de son projet de miracles eucharistiques. « L’Eucharistie est notre chemin vers le ciel. Chaque fois que nous recevons la Sainte Communion, nous touchons le ciel… Si les gens comprenaient vraiment que Dieu Lui-même est présent, les églises seraient pleines jour et nuit ». Bien que son corps s’éteignît, son esprit demeurait animé d’un zèle apostolique.
À partir de 5 heures du matin, les moniteurs se mirent à biper plus fort. Carlo ferma les yeux un instant, puis demanda qu’on ouvre le rideau car il voulait voir le soleil se lever une dernière fois : « C’est magnifique… Chaque jour est un cadeau ». À 5 h 45, Carlo commença à respirer avec grande difficulté. Une infirmière dit au prêtre : « Vous pouvez dire les dernières prières maintenant. Il ne reste que quelques minutes ». Les yeux de Carlo se mirent soudain à scintiller, comme illuminés de l’intérieur. Il demanda :
« Vous le voyez aussi ?... Les anges. Ils sont là. Ils sont si nombreux. Ils emplissent tout l’espace, du sol au plafond, vêtus de robes blanches chatoyantes. Ils chantent… leur chant est aussi beau que celui de milliers de chœurs… Les anges me disent que le moment est venu. Jésus m’attend et la Vierge Marie est là aussi. Elle se tient à la fenêtre. Oh, qu’elle est belle ! Son visage rayonne comme le soleil. Elle me sourit, me tend la main et m’invite à la suivre ».
Comme un dernier souhait, il demanda à recevoir la sainte communion. Le prêtre se rendit à la chapelle et la lui donna. Le visage de Carlo rayonnait d’une lumière céleste, presque surnaturelle. Ses lèvres s’entrouvrirent comme pour une prière silencieuse. Puis il leva les yeux au plafond et dit : « C’est si beau. Plus beau que je ne l’avais imaginé. N’ayez pas peur. Le Ciel est réel. Jésus est réel. L’amour de Dieu est infiniment plus grand, infiniment plus profond que tout ce que nous pouvons concevoir. N’ayez pas peur de la mort. Elle est en réalité une porte ouverte sur l’amour infini ». Le prêtre vit Carlo sourire à l’article de la mort et témoigne : « C’était le plus beau, le plus paisible et le plus radieux sourire que j’aie jamais vu ».
Une mort sans peur ni tristesse.
Carlo Acutis est décédé le 13 octobre 2006 à 6h37. « Au moment de la mort de Carlo, j’ai senti une présence quitter la pièce… et simultanément, une paix profonde, comme une victoire lumineuse et joyeuse, emplissait le lieu ». « Après sa mort, le visage de Carlo ne portait aucune trace de souffrance, aucune trace des terribles douleurs causées par la leucémie. Au contraire, il arborait un sourire serein, comme s’il avait été témoin d’un miracle. Ses traits étaient complètement détendus, empreints de paix. On n’y décelait ni tension, ni peur, ni angoisse. C’était comme s’il dormait après une journée heureuse et accomplie, et non comme s’il était mort des suites d’une terrible maladie ».
Des guérisons
Trois jours plus tard, le 15 octobre, les obsèques ont eu lieu en l’église Sainte-Marie de Milan. Plus de 500 personnes étaient présentes, et l’atmosphère était empreinte de sérénité. Après l’Eucharistie, nombreux furent ceux qui souhaitèrent toucher une dernière fois le cercueil blanc en guise d’adieu. À cet instant, un délicieux parfum de vanille et de roses, plus doux et plus pur, se répandit. On entendait : « Vous sentez ça ? D’où ça vient ? C’est comme si le ciel s’ouvrait ». Peu après, pas moins de trois guérisons miraculeuses eurent lieu, confirmées médicalement et ecclésiastiquement. Une femme âgée, atteinte de cataracte depuis trente ans, ôta ses lourdes lunettes et s’écria : « Je vois ! Je vois clair ! » Un jeune homme, souffrant d’une hernie discale et peinant à marcher, se redressa et marcha sans douleur. Une petite fille, atteinte d’une maladie de peau depuis sa naissance, vit soudain ses cicatrices disparaître tandis que sa mère la serrait contre elle, près du cercueil.
La nouvelle se répandit dans tout Milan. La presse locale en fit état. Des médecins accordèrent des interviews et déclarèrent n’avoir aucune explication médicale à ces guérisons. Tout fut documenté, photographié et vérifié.
Conclusion
Lorsque Jésus retourna à Nazareth, son village natal, il se rendit à la synagogue et enseigna aux habitants. Certains villageois, le cœur grand ouvert, accueillirent avec joie ses paroles empreintes de sagesse et de vérité. Pourtant, l’envie et la jalousie prévalaient. Son enseignement brillant, ses miracles et ses actions offensaient le peuple : « Il ne put y accomplir aucun miracle, si ce n’est qu’il guérit un petit nombre de malades auxquels il imposa les mains. Leur incrédulité le surprit » (Marc 6, 5-6).
La vie et surtout la mort de Carlo, âgé de 15 ans, peuvent susciter des résistances et des critiques. Certains diront qu’il a été canonisé exceptionnellement vite parce qu’il était issu d’une famille aisée. D’autres affirmeront que sa vie a été forcée, ou soulèveront d’autres objections. La vérité est que sa vie et sa mort nous démontrent clairement la réalité des enseignements de la foi catholique. Quiconque aspire sincèrement à une foi vivante sera capable de percevoir véritablement la réalité spirituelle de l’amour infini de Dieu, la présence du Saint-Esprit, de Marie et des anges déjà présents sur terre.
(1) https://www.facebook.com/share/1FsjQEEytT/?mibextid=wwXIfrhttps://newshub360s.com/lananh8386/le-pretre-qui-a-beni-carlo-acutis-a-revele-ce-quil-a-vu-et-cest-incroyable/?fbclid=IwY2xjawRe6K9leHRuA2FlbQIxMABicmlkETF1cllpajA1aDF1NEdEWTNyc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHkh-O_K7zNE9pxyEDoyZlIxzTZaQXWq6abkLpqj-KLY-wfVba98ZOZPgkcLg_aem_89HZRnTX0XsJiI6T17SHXA
P. Daniel
2. Apologie : Comment parler de Jésus à un athée (14) Trinité (II): Le Père est-Il plus grand que Jésus ?
Introduction
Dans notre étude sur la manière de partager la foi avec un athée ou un agnostique, nous sommes arrivés au plus grand dogme chrétien : la Trinité.
La semaine dernière, nous avons vu que nous ne devons pas être troublés de ne pas pouvoir pleinement saisir la Trinité. La nature de Dieu – en tant que Créateur – diffère de notre nature de créature. Il n’est donc pas étonnant que son être soit surnaturel.
Qu’enseigne précisément la Trinité ? Dieu est un seul être divin (une seule nature) en trois personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Dans la création, nous ne trouvons nulle part un être composé de plusieurs personnes – mais Dieu est au-dessus de la création.
Le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont, selon la Bible, tous trois pleinement divins. Ils partagent la même nature divine. Pourtant, nous lisons dans l’Écriture quelque chose qui semble, à première vue, susciter une tension. Jésus dit :
“Le Père est plus grand que moi“
“Si vous m’aimiez vraiment, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père, car le Père est plus grand que moi” (Jean 14, 28).
À première vue, ce texte semble dire que le Christ est inférieur au Père – et donc non divin. Mais cette conclusion est-elle juste ? Devons-nous en déduire que Jésus est une créature ? Devons-nous conclure que le dogme de la Trinité est fragile ? Jésus est-il divin, ou n’est-Il qu’un grand prophète – ce qui saperait complètement la Trinité ?
L’apologiste Sam Shamoun explique (1) :
Le contexte
On ne peut juger un verset hors de son contexte. Pour comprendre ce que Jésus dit ici, nous devons parcourir tout le chapitre – qui montre clairement que Jésus affirme être divin.
Jésus est la deuxième personne de la Trinité – en ce sens, le Père est plus grand que Lui, bien qu’Il partage la même nature divine que le Père : “Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ?” (Jean 14, 10).
L’analogie suivante peut aider :
Votre patron est-il plus grand que vous ? Oui, il a plus d’autorité. Quelqu’un peut être plus grand que vous, soit en autorité, soit en nature. Valez-vous plus aux yeux de Dieu que votre chien ? Oui.
Votre patron est plus grand que vous en autorité, mais pas en nature – vous êtes plus grand que votre chien en nature. Jésus dit-il “mon Père est plus grand que moi” en nature ou en autorité ? Nous devons examiner le contexte pour le découvrir.
Le Chemin, la Vérité et la Vie
“Jésus lui dit : ‘Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi’” (Jean 14:6).
Dans l’islam, l’un des noms d’Allah est “la Vérité”. Selon l’islam, on ne peut attribuer aucun des attributs d’Allah à une créature. Le chemin, la vérité et la vie sont des attributs divins. Nulle part dans le Coran ni dans l’Ancien Testament ces attributs ne sont donnés à un prophète. Jésus affirme ici que ces attributs sont à Lui, ce qui implique qu’Il est divin.
Dieu seul exauce les prières ? Ici, Jésus les exauce
Un peu plus loin, Jésus dit : “Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai.” (Jean 14, 13-14).
Existe-t-il un prophète, dans le Coran ou dans l’Ancien Testament, qui exauce nos prières ? Si Jésus est une créature – un simple homme – pourquoi affirme-t-Il être la vérité, la vie et le chemin ? Et comment pourrait-Il exaucer des prières depuis le ciel ?
Jésus est égal au Père
“Jésus lui répondit : ‘Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui’” (Jean 14:23).
Jésus dit ici que Lui et le Père habiteront chez tous les croyants qui gardent sa parole. Une créature peut-elle prétendre cela ? Existe-t-il un prophète (Coran ou Ancien Testament) qui puisse habiter dans le cœur de tous ses fidèles – quel que soit leur nombre, où qu’ils soient ? Il prétend être égal au Père, avoir la même capacité que le Père. Cela ressemble-t-il à une simple créature ?
Conclusion
Le Père est-Il plus grand que Jésus ? En un sens, oui – mais pas en nature divine, seulement dans la manière dont le Fils s’ordonne au Père dans l’histoire du salut. Pensez à un patron et à son employé : le patron a plus d’autorité, mais tous deux sont humains. Ainsi, le Père est plus grand en autorité que le Christ, tandis que tous deux partagent la même nature divine.
Le concile œcuménique de Nicée (325 ap. J.-C.), qui représentait l’Église universelle d’Orient et d’Occident de l’époque, le formule ainsi : le Christ est homo-ousios (du grec : homos = “le même”, ousia = “substance/essence”) avec le Père.
Nous pouvons donc conclure que ce passage – “Le Père est plus grand que moi” – doit être lu dans le contexte de tout le chapitre. Et ce chapitre, comme tout le Nouveau Testament, démontre que le Christ est divin – ce qui nous aide à mieux saisir le mystère de la Trinité et à l’expliquer à ceux qui ne croient pas.
(1) Sam Shamoun, Sam Shamoun Leaves Muslim SPEECHLESS On Trinity In the Bible | Debate, vu le 11 mai 2026
3. L’Église et le Monde
« La sensibilité à l’esprit du temps est la grande hérésie de notre époque », affirme le cardinal guinéen Robert Sarah, ancien préfet de la Congrégation pour le Culte Divin, dans un entretien accordé à la revue catholique mensuelle La Nef n° 366. « L’Église doit aujourd’hui se libérer à nouveau de cette culture mondaine ». Une culture dont les dogmes sont dictés par le monde. Il est erroné de croire que l’Église est davantage écoutée lorsqu’elle parle comme tout le monde. La mission de l’Église est d’aider les hommes à rencontrer Dieu.
« Quand on réduit la foi à un langage sociologique, la liturgie à un divertissement, la morale à une négociation perpétuelle et l’Église à une institution qui doit s’adapter aux désirs du temps, alors une forme de paganisme réapparaît, non pas sous des formes anciennes, mais sous la forme moderne de l’homme qui se place au centre ». La « peur de déplaire au monde » est une forme de paganisme qui s’insinue partout « comme une idéologie liquide ».
Interrogé sur la possibilité de critiquer la politique du Pape, sa réponse est sans équivoque. Parfois, c’est nécessaire, mais toujours « avec respect pour Dieu et amour pour l’Église ». « Un cardinal n’est pas un courtisan. Il est, devant Dieu, un serviteur de la vérité et un collaborateur du Siège apostolique. Aimer le Pape ne signifie pas renoncer à tout esprit critique ; cela signifie parler avec loyauté, sobriété et charité ».
« Si ce pontificat aide l’Église à retrouver une plus grande clarté doctrinale, une plus grande profondeur liturgique, une paix intérieure et un sentiment de Dieu, alors il rendra un grand service aux fidèles » : https://fortesinfide.nl/index.php/2026/05/06/de-terugkeer-van-het-heidendom-zelfs-in-de-kerk/
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Véronique Jeanne Lévy donne une réponse sans équivoque à Jacques Attali. La Française Véronique Jeanne Lévy est la sœur du célèbre BHL, Bernhard Henri Lévy, figure emblématique de la Nouvelle Philosophie des années 1970. Issue d’une famille juive très libérale, elle a toujours nourri une profonde aspiration à l’absolu. Sa jeunesse, marquée par des relations amoureuses tumultueuses, a conduit à sa découverte de la foi catholique et à son baptême lors de la veillée pascale, le 7 avril 2012. Elle a relaté son cheminement spirituel, presque mystique, dans son ouvrage Montre-moi ton visage, paru en 2015.
Jacques Attali est un écrivain, économiste et ancien conseiller politique français de renom. Il écrivait maintenant à propos de Véronique qu’elle s’était égarée, manipulée par l’extrême droite, antisioniste, radicalisée…
Véronique donne une réponse brillante, d’une manière passionnée, presque mystique : « Bonsoir Monsieur Attali… Oui, je suis l’une de ces innombrables personnes superflues… J’appartiens au Christ, le Roi des Juifs, de la terre et du ciel, le Seigneur désarmé et nu… Je suis de sa famille, Jacques, j’ai trouvé les miens, je suis chrétienne comme l’étaient déjà les prophètes, les poètes, les rois de la première alliance, gravés dans la pierre de la loi avant qu’elle ne prenne chair dans le Cœur de sa miséricorde… Je L’attends, mon Amour, j’entends tous ses pas… j’attends son retour… comme Élie…
Mais Il se cache… dans le visage déformé de ceux qui sont assassinés dans un cri silencieux, dans le ventre de leur mère… dans les salles blindées des centres de planification familiale… Mon Bien-Aimé m’appelle aussi à l’aide pour offrir à ceux à qui l’on administre médicalement une « belle mort », comme on dit… Imaginez, dans les couloirs de la santé publique… Hélas, il n’y a pas assez de lits… et tous les crucifix ont été enlevés. Une mort sans croix est une mort sans sens, sans fenêtre ouverte, sans les bras du Ressuscité qui prennent sur eux la solitude et la douleur pour les déposer dans sa Paix éternelle… » Enfin, elle souhaite rappeler à Jacques la véritable vocation de la France : « La mission de la France est de chanter, avec saint Irénée et pour le monde entier, “La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant” » : https://www.facebook.com/share/1AoFBYteHw/
4. Quelques photos
- Finition de la clôture du jardin Saint-Simon
- Pause thé
- Randonnée dans le désert vers les monts de l’Anti-Liban
- Nuages sombres venant d’Irak







