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Vendredi 12 mai 2026
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1. Méditation
Le Cœur de la Foi Chrétienne (1)
Jeudi de la semaine passée, nous avons célébré la Fête-Dieu avec la ferveur et l’adoration dues à l’Eucharistie, jusqu’à minuit. Cette fête fut instituée au XIIIe siècle, à l’initiative de sainte Julienne de Cornillon (+ 1258). Elle militait pour la reconnaissance et la vénération de la présence réelle du Corps et du Sang du Christ dans la Sainte Eucharistie. Puisque cette foi s’est considérablement affaiblie de nos jours, nous souhaitons la mettre en lumière aujourd’hui.
La Doctrine Inébranlable à Travers les Âges.
Ceci n’est qu’un aspect du mystère eucharistique, mais il touche véritablement au cœur de la foi chrétienne et est essentiel à la vitalité du croyant et de la communauté. Dans l’histoire de l’Église, ce point de foi a été maintes fois contesté ou mis en doute par les hérétiques. Le combat aboutissait toujours à une foi plus fervente en la présence réelle de Jésus dans l’Eucharistie, car c’est l’enseignement clair de Jésus, des Évangiles, des Pères de l’Église, du magistère ecclésiastique et des conciles…
Jean 6
« … Je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez son sang, vous n’avez pas la vie en vous… Car ma chair est la vraie nourriture et mon sang est la vraie boisson… » (Jean 6, 53-56).
Jésus répète cette affirmation cinq fois. Il commence et termine par un appel vibrant à la foi en Lui. Certains souhaitent donc réduire tout ce discours à une exhortation pressante à croire en Lui. À juste titre. Cependant, on ne peut nier que Jésus parle ici de la réalité de son Corps et de son Sang, bien que de son Corps ressuscité. Il ne s’agit pas d’un appel au cannibalisme, mais d’une invitation à participer à sa résurrection en communiant à son Corps et à son Sang glorifiés.
La réaction des auditeurs et des apôtres montre qu’ils comprenaient bien que Jésus parlait de la présence réelle de son Corps et de son Sang, et non d’une signification symbolique ou figurative. Beaucoup sont choqués et veulent partir. Jésus ne répond pas à ses apôtres en ce sens : « Il ne faut pas prendre tout cela au pied de la lettre… » Non, Il leur demande : « Et vous, voulez-vous partir, vous aussi ? » (Jean 6, 67).
La Dernière Cène
Les évangélistes nous ont rapporté leur toute dernière rencontre avec Jésus, une rencontre empreinte d’émotion. Jésus prend du pain, le bénit, le rompt et dit : « Prenez, mangez ; ceci est mon Corps. » Puis Il prend une coupe de vin, prononce une prière d’action de grâce et la donne à ses apôtres en disant : « Buvez-en tous ; car ceci est mon Sang, le Sang de l’Alliance, qui est répandu pour beaucoup, pour le pardon des péchés » (Matthieu 26, 26-27).
Le témoignage de saint Paul est parfaitement cohérent avec ce récit. Il écrit exactement la même chose, indiquant qu’il a reçu cette tradition et qu’il souhaite désormais la transmettre fidèlement à la communauté de Corinthe (1 Corinthiens 11, 23-25). Il a écrit cela au tout début des années 50 !
L’unanimité des Pères de l’Église
Quiconque se penche sur une vaste anthologie des écrits des premiers chrétiens sur l’Eucharistie (1) constatera l’unanimité des Pères de l’Église à ce sujet. Certes, ils mentionnent les termes « mystère », « miracle », voire « symbole »… mais ils n’occultent jamais la présence réelle du Corps et du Sang du Christ. Ignace d’Antioche (mort vers 107), Justin le Martyr (mort vers 165), Ambroise (mort en 397), Jean Chrysostome (mort en 407), Augustin (mort en 430)… Ils n’ont jamais interprété les paroles de Jésus, des Évangiles et de saint Paul autrement qu’au sens littéral du terme.
Vraiment, réellement, essentiellement
L’Église catholique a établi cette présence réelle avec la plus grande clarté dans le Canon 1 sur l’Eucharistie au Concile de Trente (en 1551) : « vere » signifie véritablement, donc non figurativement, symboliquement ou imaginé ; « reale » signifie “réel”, donc non subjectif ou relevant d’un jugement personnel. « substantialiter » = “subsistentiel” / “essentiel” (2).
À cela est liée la doctrine de la « transsubstantiation » : l’apparence extérieure du pain et du vin demeure, mais leur essence s’est changée en Corps et Sang du Seigneur ressuscité. C’est un mystère, mais il n’est pas déraisonnable.
Encycliques sur l’Eucharistie
Dans de nombreuses encycliques, les papes ont écrit sur la Sainte Eucharistie. Les trois principales, qui traitent exclusivement de l’Eucharistie, sont les suivantes : Mirae caritatis (Léon XIII, 1902), Mysterium Fidei (Paul VI, 1965) et Ecclesia de Eucharistia (Jean-Paul II, 2003). Léon XIII a fortement insisté sur la nécessité d’imiter le sacrifice de Jésus par la charité concrète. Paul VI a anticipé les difficultés qui surgiraient après le concile Vatican II en raison des tentatives de recherche de nouvelles interprétations de l’Eucharistie, ce qui s’est effectivement produit. Il a mis en garde contre ces idées fausses et a réaffirmé la présence réelle de Jésus dans l’Eucharistie. Jean-Paul II a présenté l’Eucharistie comme le cœur de la vie de l’Église : « L’Église vit de l’Eucharistie ! »
Conclusion
Après la consécration, le Corps et le Sang du Seigneur Jésus-Christ ressuscité sont réellement présents sous l’apparence extérieure du pain et du vin. C’est ce que nous appelons la transsubstantiation. Cela demeure un mystère, mais n’est pas dénué de sens. Toute tentative d’explication différente est et demeure une déviation. La manière dont cette foi est reçue, professée et célébrée détermine la vitalité du croyant et de l’Église. (A suivre).
2. Eglise et monde
Au Japon, la foi catholique continue de couver, notamment à travers la princesse Nobuko.
Le 30 septembre 2025, le Conseilire a décidé que la princesse Nobuko, veuve du prince Tomohito, pouvait quitter la branche Mikasa de la famille et fonder une nouvelle branche (la cinquième), qui serait désormais officiellement répertoriée séparément. Pourtant, Nobuko est issue d’une famille japonaise catholique ordinaire, a été élevée dans la foi catholique et est restée fidèle à cette religion.
La foi catholique est arrivée au Japon avec saint François Xavier en 1549. Non seulement les pauvres et les familles, mais aussi les notables ont adopté le christianisme. La foi chrétien économique de l’Empne s’est profondément enracinée dans le Japon et s’est imprégnée de la culture japonaise. Le chrétien japonais était un citoyen loyal et attaché à sa patrie, mais il reconnaissait Jésus-Christ au-dessus de l’empereur et de ses ancêtres. Cette liberté intérieure a alarmé les autorités civiles.
Persécution sanglante
Dans une tentative d’éradication de la foi chrétienne, 26 chrétiens furent crucifiés à Nagasaki le 5 février 1597 : Paul Miki et ses compagnons. Par la suite, la persécution des chrétiens s’intensifia et, au XVIIe siècle, il n’y avait plus d’église visible au Japon. S’ensuivit une histoire particulièrement remarquable de vie chrétienne clandestine, sans prêtres, sans eucharistie et sans évêques. Les croyants préservèrent les prières, parfois légèrement déformées, les coutumes pieuses et la vénération de Marie, parfois dissimulées sous des vêtements bouddhistes, pour échapper à la persécution. « Le miracle, c’est que quelque chose subsiste. Une braise ardente qui couve sous les cendres, une parole transmise à voix basse, un souvenir de Marie, un baptême murmuré ».
Des enfants reconnaissent leur mère
Le christianisme au Japon est une tragédie, mais aussi une grande source de réconfort. Les dirigeants voulaient éradiquer les racines de la foi chrétienne. À leur retour, les fidèles japonais reconnurent les prêtres à leur célibat sacerdotal, à leur vénération de Marie et à leur union avec le Pape. L’Église reconnut ses enfants, et les enfants reconnurent leur mère.
Le 9 août 1945, une bombe atomique américaine détruisit Nagasaki. La cathédrale fut entièrement rasée. La foi catholique perdure, non seulement dans les édifices publics, mais surtout par la grâce de Dieu dans les cœurs. La cathédrale, elle aussi, fut reconstruite. La foi catholique n’a pas été déracinée, elle est vivante. Les nouvelles possibilités offertes à la princesse Nobuko en sont un signe discret : https://lesalonbeige.fr/legypte-accorde-un-statut-legal-a-191-eglises-apres-des-decennies-de-restrictions/
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L’Égypte reconnaît légalement 191 églises
Le 19 mai 2026, après des décennies d’incertitude pour les chrétiens, le gouvernement égyptien a reconnu légalement 191 églises et édifices religieux. Cette reconnaissance marque la fin d’une longue procédure. Une commission avait préalablement examiné le statut juridique et technique de chaque église et bâtiment.
Des décennies d’incertitude
Pendant longtemps, les églises ont été construites et agrandies sans autorisation légale. Les autorités locales imposaient souvent des obligations restrictives ou exerçaient leur droit de veto. Les chrétiens coptes, en particulier, en ont souffert. Face aux difficultés, les églises étaient fermées plutôt que protégées.
On estime à environ 9 millions le nombre de Coptes en Égypte, soit 9 % de la population. Leur nombre est certainement supérieur aux chiffres officiels, car certains Coptes ne se déclarent pas comme tels pour des raisons de sécurité. Il s’agit de la plus importante minorité chrétienne du Moyen-Orient. La plupart d’entre eux vivent en Égypte : https://lesalonbeige.fr/legypte-accorde-un-statut-legal-a-191-eglises-apres-des-decennies-de-restrictions/
L’Église copte
C’est l’évangéliste Marc qui apporta la foi chrétienne à Alexandrie (Égypte) dès le milieu du Ier siècle. Des écoles théologiques influentes se développèrent ensuite dans cette ville sous l’impulsion d’ Origène (mort en 254), saint Athanase (mort en 373) et saint Cyrille (mort en 444). Le quatrième concile œcuménique de Chalcédoine (451) affirma que Jésus est une seule Personne en deux natures, non mélangées, immuables et indivisibles, s’opposant ainsi au nestorianisme (deux personnes) et au monophysisme (une seule nature). Les Coptes rejetèrent le concile de Chalcédoine, craignant qu’il ne compromette l’unité de la Personne du Christ. De plus, des tensions politiques existaient et ils se sentaient discriminés par Constantinople. C’est ainsi que l’Église copte, une Église orthodoxe orientale, vit le jour, séparée de Rome et de Byzance. Le mot « copte » vient d’« aigyptos » et signifie simplement « Égyptien ».
3. Quelques photos
Préparation d’une boisson rafraîchissante à base de pétales de roses de Damas
Riz roulé dans des feuilles de vigne
Travail d’iconographie
Confection de colliers et de bracelets de perles
Une sortie
Anniversaire d’une personne de 88 ans











