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Vendredi 31 Juillet 2026
1. Méditation :
Les « effets secondaires » tus de l’euthanasie actuelle
Après notre précédente réflexion sur « un bon accompagnement » pour “une bonne mort”, nous souhaitons en ajouter deux autres. Nous traiterons d’abord des aspects négatifs, le plus souvent tus, de la pratique actuelle de l’euthanasie, pour ensuite mettre en lumière les possibilités offertes par les bons soins palliatifs.
Dans l’opinion publique et les médias actuels, la loi et la pratique de l’euthanasie sont présentées de manière majoritairement positive comme une « mort digne », qui respecte la décision personnelle. Les médecins qui y participent sont loués parce qu’ils respectent le désir du patient. En est-il vraiment ainsi ? Pour répondre à cette question, nous nous appuyons sur les témoignages recueillis par le professeur T. Devos (1).
La pratique de l’euthanasie ressemble à un fleuve qui sort de plus en plus de son lit. Elle est proposée trop rapidement, même lorsqu’elle est illégale (p. 31, ouvrage cité). Ses défenseurs font volontiers appel au droit absolu à l’autodétermination du patient. C’est pourtant un mythe, qui ne repose sur aucune réalité.
Celui qui revendique pourtant ce droit devrait se demander quelle part de décision il a eue dans les affaires les plus importantes de sa propre vie : le moment, le lieu et les circonstances de sa propre naissance. Que nous soyons physiquement forts ou faibles, intellectuellement doués ou non, musiciens, techniciens, adroits ou non, riches ou pauvres… nous n’avons eu la moindre voix au chapitre en rien, pas même dans le fait de notre existence elle-même.
Celui qui réfléchit sérieusement à cela et revendique ensuite un droit absolu de disposer de lui-même ne peut qu’ou bien devenir complètement fou, ou bien accepter sa vie avec gratitude comme un cadeau, un mystère qui lui est confié d’en haut.
Celui qui maintient pourtant le mythe du droit absolu de disposer de soi considérera toute souffrance et toute mort comme « insupportable » et « inhumaine », alors qu’en réalité elles sont nécessaires à notre transformation à l’image du Christ, afin de pouvoir retrouver la ressemblance de Dieu.
Certes, nous devons tout faire pour rester ou devenir nous-mêmes en bonne santé et aider les autres à vivre en bonne santé et à soulager leurs souffrances. Mais en définitive, la souffrance et la mort font partie de notre condition humaine et sont même nécessaires à notre bonheur définitif.
Les médecins qui pratiquent l’euthanasie sont généralement loués dans l’opinion publique. On dit volontiers qu’ils font preuve de compassion envers leur patient, qu’ils respectent son avis, qu’ils sont tolérants… Est-ce vraiment le cas ? Un médecin qui pratique l’euthanasie n’est-il pas un déserteur, qui fuit sa véritable tâche de soignant et d’accompagnateur jusqu’au bout ?
N’est-il pas un technicien qui exécute la demande pratique de son client, ou un fonctionnaire au service d’une loi indigne de l’homme ? Il n’ose pas affronter le mystère de la vie, de la souffrance et de la mort. Il fuit sa responsabilité personnelle de gardien de la vie.
N’est-ce pas d’ailleurs une nouvelle forme de paternalisme en médecine, ce que l’on veut justement éviter à notre époque? Parce qu’il ne peut pas reconnaître son impuissance face à la mort de son patient, il se contente de le tuer. En accédant à la demande d’euthanasie, ne dit-il pas à son patient : en effet, tu ne vaux plus rien ? Enfin, il y a aussi des médecins qui sont pour l’euthanasie, mais qui ne veulent pas la pratiquer eux-mêmes. Pourquoi ?
Il y a encore d’autres signes révélateurs. Pourquoi l’euthanasie est-elle enregistrée a posteriori comme une « mort naturelle » (un mensonge d’État !) et pourquoi le nom du médecin qui pratique l’euthanasie peut-il rester anonyme ? Si c’était un si bon acte médical, pourquoi devrait-il rester caché ? Le législateur, qui a veillé à ce que le meurtre devienne « légal », n’a-t-il pas lui-même quelques doutes ou remords ?
Et puis les témoignages inattendus de médecins qui pratiquent l’euthanasie ! Une médecin s’était familiarisée très tôt avec la pratique de l’euthanasie, mais chaque fois qu’elle pratiquait une euthanasie, elle était malade pendant trois jours (p. 21). Un médecin qui pratique l’euthanasie avoue, les larmes aux yeux, qu’il se réveille parfois la nuit, couvert de sueur d’angoisse, et qu’il voit devant lui le visage de ceux qu’il a tués (p. 193). Et combien macabre peut être l’ambiance lors d’une euthanasie (p. 195). Il y a en effet une grande différence entre tuer quelqu’un et le laisser mourir.
« Après une euthanasie, c’est un silence glacé dans le service » (p. 184).
À notre grande surprise, la pensée de Viktor Frankl (+ 1997) est largement abordée dans ce livre (p. 158-173). Il est le fondateur de la troisième école viennoise, la logothérapie, qui ne veut pas se perdre dans le sens d’une thérapie quelconque, mais qui veut offrir une thérapie du sens de la vie. Dans le camp de concentration, il est arrivé à la conviction que toute vie a un sens inconditionnel. Il chérit la pensée de Dostoïevski, selon laquelle il faut être digne de sa souffrance.
Il est aussi un maître dans l’art de relativiser et dans l’humour. Selon lui, la psychologie des profondeurs a surtout besoin de hauteur. Dans la responsabilité de ses propres actes réside pour lui la dignité de l’agir humain. C’est pourquoi il propose que les États-Unis érigent sur la côte ouest la statue de la « responsabilité » en regard de la statue de la « liberté » sur la côte est.
Le dernier chapitre du livre mentionné traite de « L’euthanasie : dans les coulisses » et démasque l’idée selon laquelle l’euthanasie serait une mort douce et paisible. Comment est-il possible que l’on continue à entretenir une telle idée aberrante ? Regardons la nature.
Un été à 30°C passe aussi progressivement à la douce saison d’automne et enfin à un hiver de -10°C. Comment une interruption brutale et immédiate d’une vie humaine pourrait-elle être douce et paisible ? Un être aimé qui reçoit la piqûre mortelle avec un sourire et finit par mourir avec un rictus convulsif suffit à réaliser que cette euthanasie est indigne de toute civilisation et de tout être humain.
(1) Timothy DEVOS et al., Euthanasie, l’envers du décor. Réflexions et expériences de soignants, Préfaces de Jacques Ricot et de Herman De Dijn, Éditions Mols, 2019 (avec en annexe un petit lexique expliquant la signification des différents termes). Il en existe également une traduction néerlandaise : Euthanasie: een ander verhaal. Ervaringen en reflecties van zorgverleners, Pelckmans, Kalmthout, 2021.
P. Daniel
2. L’Église et le monde
Chose très remarquable ! Parmi les 91 monastères fermés en France ces 20 dernières années, aucun n’utilisait le latin dans la liturgie !
Jusqu’en 2015, environ quatre monastères par an fermaient, de divers ordres et congrégations. Aujourd’hui, c’est environ une dizaine par an. En 2007, il y avait 244 monastères utilisant le français, 36 utilisant le français et le latin, et 23 qui maintenaient exclusivement le latin dans la liturgie. Le pourcentage de fermetures était respectivement de 34 %, 19 %, 0 % !
Le mot « moderne » n’est généralement utilisé que pour les vieilles illusions du rejet de l’autorité divine, …
… la recherche de l’autodétermination et l’illusion que le bonheur humain réside dans le remplacement de l’ancienne vie morale et de l’ancienne spiritualité par la relativité morale et « l’inclusivité ».
L’Ecclésiaste le savait déjà : « Ce qui a été, c’est ce qui sera ; ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera : il n’y a rien de nouveau sous le soleil » (Ecclésiaste 1, 9). « Moderne » veut donner l’impression de progrès, de liberté, d’un développement supérieur à celui d’autrefois, mais n’atteint généralement pas plus loin que le développement matériel et parfois technologique, certes stupéfiant. La vieille tentation du paradis terrestre revient sans cesse : “les hommes veulent se libérer de Dieu, déterminer par eux-mêmes le bien et le mal, et placer la sagesse humaine au-dessus de la sagesse divine”.
Le rejet de la sagesse divine
Le peuple juif voulait déjà rejeter sa propre vocation unique et exigeait d’avoir un roi « comme toutes les autres nations » (1 Samuel 8, 5). C’était un rejet de Dieu. « L’histoire montre une recherche de renouveau, animée par l’orgueil, séparée de la sagesse divine, qui mène à la destruction ». Le modernisme veut une réforme politique, Dieu veut donner le salut éternel par le repentir, la conversion, la réconciliation et une nouvelle naissance.
“Il y a une différence essentielle entre ce qui ne change jamais – la Révélation, l’autorité et la puissance de Dieu – et ce qui peut évoluer légalement, comme les moyens d’expression, la technologie, les méthodes d’évangélisation afin que le même message soit communiqué de manière compréhensible et actuelle”.
“La Bible ne doit pas être essentiellement réactualisée. La Parole de Dieu doit être crue et appliquée avec courage. Cependant, celui qui reste attaché à des valeurs absolues dans une société relativiste sera inévitablement considéré comme dépassé et intolérant. C’est le prix historique de la fidélité”
https://lesalonbeige.fr/la-vie-chretienne-victorieuse-le-modernisme-nest-pas-moderne/
Le processus synodal dans l’Église, lancé autoritairement par François et poursuivi par Léon XIV, est selon certains évêques une impasse.
Le moine bénédictin et évêque auxiliaire Marian Eleganti (Chur, Suisse) a formulé de vives critiques contre ceux qui y travaillent si assidûment.
« Ils pensent pouvoir canaliser l’Esprit Saint et qu’Il prendrait le chemin des fidèles par les canalisations qu’ils ont installées.»
Ils attaquent l’enseignement moral immuable et veulent surtout normaliser l’homosexualité. Ils veulent effacer la différence essentielle entre le sacerdoce ministériel et le sacerdoce commun. Bref :
“Jusqu’à présent, cela n’a en effet rien apporté, si ce n’est une activité permanente à temps plein, une surabondance de paroles et de directives, mais aucune vie surnaturelle dans le cœur des fidèles”
Mgr R. Mutsaerts, évêque auxiliaire de Bois-le-Duc (Pays-Bas) résume ses réserves ainsi :
“La correction nécessaire consiste en un ordre clair des priorités. Le Christ vient avant le processus ; la Révélation avant l’expérience ; la foi avant l’opinion ; la charge apostolique avant la participation gestionnaire ; la sainteté et la conversion avant la représentativité institutionnelle.
La consultation peut aider le pasteur, mais elle ne lui confère pas son autorité. Les fidèles doivent être écoutés, mais la foi n’est pas établie par un vote. L’Église peut être en chemin ensemble, mais uniquement parce qu’elle connaît déjà un Chemin reçu : Jésus-Christ, le même hier, aujourd’hui et pour l’éternité. Il est temps de mettre un terme à ce malheur”.
https://vitaminexp.blogspot.com/2026/07/synodaal-proces-een-doodlopende-weg.html
3. Quelques photo’s
Le travail habituel… et une sortie le dimanche après-midi avec une jeune famille.














